Nous soutenons cette pétition en faveur d'Esma:
"Esma, d'origine kurde est née en Suisse en 1989 à Bulle. Elle est partie à l'âge d'un an vivre en Allemagne jusqu'à l'âge de 11 ans.Elle a fait une partie de sa scolarité en Allemagne, et les a terminées. Elle est retournée vivre 2 ans en Turquie. A cause des conditions de vie pendant la guerre civile, Esma et sa famille sont revenus vivre en Suisse, à St-Maurice. Elle a fait son cycle d'orientation ici même.
Elle a toujours travaillé depuis la fin de ses écoles. Cependant, elle avait un permis N. Maintenant en 3ème année d'apprentissage, elle a fait plusieurs demandes pour obtenir les papiers, jusqu'à ce jour toujours refusées. En effet, l'état lui a retiré son permis N. Elle n'a donc plus aucun papier et risque l'expulsion dans les jours qui viennent.
La police est venue la chercher à son domicile le mercredi 2 novembre pour l'emmener à la prison préventive de Martigny. Ce matin, elle s'est rendue au consulat de Genève, accompagnée de policiers. Le consulat étant fermé alors qu'ils avaient pris rendez vous pour elle, ils l'ont libérée ce midi. Tout est une question de jour maintenant
Cette info vous vient directement d'ESMA.....:
"Peu importe le poids d'une signature, la liberté d'établissement est un droit fondamental que nul Etat peut violer ! D'autant plus lorsqu'on est un citoyen qui travaille et pait toutes les charges imposées par ce même Etat !"
Signez la pétition ! Mobilisons nous pour ESMA, pour qu'elle ne soit pas expulsée dans son pays d'origine !"
A signer en ligne.
Voici une pétition en faveur d'une famille. Nous soutenons la démarche et vous invitons à signer:
"Nous sommes une famille en prise directe avec une menace d'expulsion, Suissesse mariée depuis 7 ans à un Gambien, élevant ensemble mon fils de 10 ans; nous allons à la CEDH pour défendre notre droit à rester ensemble! nous avons une pétition en ligne qui circule pour nous soutenir, si vous pouvez faire passer ? Bernard Borel , Ada Marra , Christophe Darbellay, Anne -Catherine Menetrey, UNIA Monthey, nous soutiennent, merci de nous aider à protéger notre famille.
Sincèrement . Karinne Ast Camara "
Pétition en ligne:
ARRÊT DES VOLS SPÉCIAUX!
FERMETURE DE FRAMBOIS ET DES CENTRES DE DÉTENTION SIMILAIRES!
Pétition électronique à l’attention du Conseil fédéral, de la cheffe du Département fédéral de justice et police, Madame Simonetta Sommaruga, et des autorités cantonales concernées.
La pratique d’enfermer des requérant-e-s d’asile et des personnes sans-papiers dans des centres de détention administrative ainsi que le recours au renvoi forcé par vol spécial ne sont pas acceptables du point de vue des droits humains fondamentaux.
En Suisse, les mesures de contrainte inscrites dans la Loi fédérale sur les étrangers permettent de détenir une personne en attente de renvoi dans l’une des 28 structures de détention administrative, sans qu’elle ait forcément commis d’infraction pénale. La durée de cette détention peut s’étendre à 18 mois. A l’exemple du centre de Frambois à Genève, entièrement dévolu à cet effet, les personnes détenues vivent dans des conditions carcérales humiliantes. Des cas de tentatives de suicide, de grèves de la faim et de dépressions ont été rapportés, notamment par la Ligue Suisse des Droits de l’Homme.
L’ultime stade de cette procédure de renvoi est le vol spécial qui réserve un traitement inhumain aux personnes expulsées. Celles-ci sont ligotées, menottées, langées et attachées sur une chaise afin d’être déportées de Suisse. En 2009, 390 personnes ont ainsi été renvoyées par vol spécial. La violence de ces renvois forcés a déjà coûté la vie à 3 personnes dont un requérant d'asile nigérian de 29 ans, décédé sur le tarmac de l'aéroport de Kloten en mars 2010.
Nous condamnons ces pratiques aux conséquences parfois fatales, en étant conscient-e-s que celles-ci ne constituent qu’un volet de la politique suisse en matière d’asile et de migration qui nécessitera d’être revue dans son ensemble.
Dans l’immédiat, nous exigeons du Conseil fédéral, de Madame Simonetta Sommaruga et des autorités cantonales concernées :
- L’arrêt des vols spéciaux;
- La fermeture de Frambois et des centres de détention administrative similaires.
Signez en ligne: http://www.stop-vols-speciaux.ch/
L'aide d'urgence est incompatible avec la dignité humaine: campagne de Amnesty International, Solidarités sans Frontières, etc.
La Constitution fédérale garantit une aide d’urgence à toute personne vivant en Suisse tombant dans la détresse. Cette aide minimale doit protéger la dignité de tous et de toutes. C’est pourtant précisément par le biais de cette aide d’urgence que la dignité de nombreuses personnes est aujourd’hui régulièrement bafouée. Depuis quelques années, le régime de l’aide d’urgence est utilisé pour contraindre les requérants d’asile déboutés à quitter le plus rapidement possible la Suisse. En les plaçant dans des centres surpeuplés et parfois fermés la journée, en ne leur versant qu’une contribution minimale variant entre 4,30 et 12 francs par jour et en les soumettant à d’innombrables tracasseries administratives, les autorités plongent ces personnes dans un profond isolement social.
On leur enlève toute possibilité d’espérer et leur misère est artificiellement entretenue. Environ 5800 personnes vivent, parfois pendant des mois, voire des années dans ces conditions précaires. Les uns parce qu’ils ne disposent pas des documents nécessaires pour rentrer chez eux, les autres par peur de ce qui les y attend.
Le régime de l’aide d’urgence est une voie sans issue pour tout le monde. Pour les personnes qui y sont soumises parce qu’elles n’ont pratiquement aucune chance d’en sortir et pour les autorités parce que leur objectif de contraindre les requérant-e-s à quitter le pays et de rendre la Suisse moins attractive ne peut être atteint par ce biais. En lieu et place, des coûts administratifs importants sont générés au détriment du respect des droits humains.
L’Office fédéral des migrations recommande pourtant, dans son rapport sur l’aide d’urgence, de renforcer encore la répression et ceci en contradiction avec le rapport lui-même qui conclut que le régime de l’aide d’urgence n’est pas à même d’atteindre ses objectifs et représente finalement une voie sans issue.
Les enfants, les mineurs non accompagnés, les personnes traumatisées, les femmes, les personnes âgées et les malades souffrent plus particulièrement de ces traitements incompatibles avec la dignité humaine. Il est plus que jamais temps de se plonger dans une réflexion de fond au sujet du régime de l’aide d’urgence et de trouver une porte de sortie à cette impasse.
PETITION A SIGNER
« Mouvement suisse des sans-papiers – 10 ans » STOP A l'HYPOCRISIE
Pétition de Solidarités sans frontières, soutenue par le collectif Droit de rester
Une première mobilisation des sans-papiers a eu lieu il y a dix ans en Suisse. Les personnes se sont fait connaître et ont lutté pour leurs droits. Depuis lors, quelques améliorations ont certes été obtenues mais la situation générale est restée la même : en Suisse, on a certes besoin des sans-papiers, mais ils ne sont néanmoins pas les bienvenus. Cette situation touche au moins 100'000 personnes, ce qui fait de la question des sans-papiers une des plus grandes contradictions de la politique migratoire suisse. La pétition lancée dans notre campagne formule cette contradiction et contient des revendications détaillées tout comme deux autres plus fondamentales. Modèle des deux cercles et réglementation des cas de rigueur au pilori
La politique migratoire suisse repose sur le modèle des deux cercles : les migrant-e-s provenant de l’UE sont au bénéfice de la libre circulation des personnes alors que les autres se heurtent à un isolement presque complet – malgré la demande réelle de leurs forces de travail. Marianne Halle du CCSI Genève déclare à ce sujet : « le modèle des deux cercles est-il un succès ? Non, car si oui, il n’y aurait pas au moins 100'000 sans-papiers en Suisse. Est-il au contraire trompeur ? Oui, car les 100'000 personnes travaillent pour la plupart. Indépendamment des discriminations générées par le modèle sur le plan purement humain, nous avons nous-mêmes simplement besoin de ces personnes. C’est un fait. Le modèle des deux cercles n’est ainsi pas plus que la base d’une véritable machinerie à rendre illégal sans sens ni logique. »
La loi sur les étrangers et les constants durcissements de la loi sur l’asile créent toujours davantage de sans-papiers. Leur seule possibilité de sortir de l’illégalité est d’invoquer la réglementation des cas de rigueur. Mais ils se heurtent alors à l’arbitraire de son application qui a tout d’une loterie. « Nous avons actuellement des cas d’enfants qui devraient être expulsés alors qu’ils sont nés en Suisse et y ont vécu plus de dix ans. La même mesure menace également une autre personne après plus de 20 ans en Suisse. De tels cas nous forcent à conclure que la réglementation des cas de rigueur ne fonctionne pas », déclare Mirjam Ringenbach du centre d’accueil pour sans-papiers à Bâle.
Une « campagne de mouvement »
Pour donner l’écho nécessaire à la campagne, il est impératif de sensibiliser le public et de se montrer visible. Moreno Casasola de Solidarité sans frontières explique : « nous formons un mouvement qui pose la véritable question de fond en ce qui concerne les sans-papiers : reconnaître enfin la réalité ou continuer d’exclure ? Pour montrer que l’alternative n’en est pas une, nous devons d’une part informer la population – car bien des personnes ne connaissent pas du tout le sort réel des sans-papiers - et d’autre part occuper le domaine public en tant que mouvement. Une grande manifestation est prévue en automne pour clore momentanément la campagne. D’ici là, il y aura des camps, des soirées d’information, des manifestations plus modestes, des festivals et des actions de désobéissance civile, bref un programme de campagne habituel. »
La campagne est soutenue par plusieurs organisations, syndicats et partis politiques, dont Unia, les Verts et le PS. En outre, de nombreux parlementaires du Conseil national et du Conseil des Etats partagent nos revendications.
PETITION A SIGNER