mardi 9 mars 2010

EXPULSIONS DE FORCE PAR AVIONS SPÉCIAUX , EXPULSÉS MENOTTES, CAGOULÉS ET SANS NOURRITURE PENDANT 13 HEURES - LE CANTON DE VAUD COMPLICE

Barry, en prison depuis le mois d’août 2009 a été expulsé sous ontrainte…. et pourtant il avait accepté de rentrer. Il avait déjà été expulsé il y a quelques mois dans les mêmes conditions vers un pays qui ne l’a pas reconnu. Retourné à Frambois pour d’autres mois de détention, il est maintenant parti….vers quel pays ?…..sa famille n’a plus de nouvelles. 

Christian et Emani ont été expulsés par un autre avion spécial le 3 mars dernier. 13 heures de voyage sans nourriture, cagoulés et menottés. Des menottes plus légères ont substitué celles du voyage.

Christian n’a jamais reçu la paie de son travail accompli à Frambois. Où est passé cet argent ? D’après les responsables de Frambois, il a été remis aux agents qui l’accompagnaient.

La direction générale des migrations (DGM) de Kinshasa n’a pas été avertie de leur arrivée. Ni les autorités, ni la famille élargie n’attendait cet avion.  

Après tant d’années passées en Suisse, Barry, Christian et Emani n’ont pas retrouvé leur famille ou leurs amis. Ils les cherchent toujours.

Nous demandons des explications au canton :

Qui avait délivré les laisser-passer ? De forts doutes sur leur validité persistent...

Qui contrôle les conditions de voyage des personnes expulsées ?

Où étaient les représentants des autorités suisses dans les pays d’arrivée qui doivent s’assurer d’un retour dans la dignité ?

Nous exigeons :

 - une enquête sur la façon dont ont été opérées les dernières expulsions (authenticité des documents, respect de la dignité des personnes , examen des conditions de retour, etc...)

 - l’arrêt immédiat des expulsions et des avions de la honte

 - la libération des détenus à Frambois et à Berne

Collectif Droit de Rester, Coordination Asile Vaud, tract distribué le 9.3.2010 devant le Grand Conseil vaudois.

mercredi 3 mars 2010

Libre

Notre ami Pitchou est libre, même si à l'heure actuelle il est toujours à Frambois. Merci à tou-te-s celles-ceux qui se sont mobilisé-e-s pour sa libération. 

mardi 2 mars 2010

L'avion de la honte, dernière étape dans la vie d'un-e requérant-e d'asile


tract distribué par le collectif Droit de rester et la Coordination Asile-Migration Vaud le 25 février 2010.

lundi 1 mars 2010

Lettre ouverte

La ligue suisse des droits de l'homme et la Coordination Asile-Migration Vaud s'associent pour dénoncer le renvoi de Pitchou Kitima Maliyamungu.

Notre ami, originaire de Kinshasa, est arrivé en Suisse il y a 11 ans. Il s'est établi à Lausanne, où il a fait une formation professionnelle de coiffeur et développé un large réseau d'amitiés. Il y a rencontré sa compagne, avec laquelle il vient d'avoir un fils, né le 11 septembre 2009. 

A son arrivée en Suisse, M. Pitchou Kitima Maliyamungu a obtenu un permis F puis fait une demande d'asile qui a été rejetée en 1999. Son lieu de séjour a toujours été connu des autorités. Durant ces 11 années, il n'a fait l'objet d'aucune poursuite judiciaire et n'a jamais eu affaire à la police. Il a pourtant été arrêté le 26 octobre 2009 pour séjour illégal en Suisse et, sur ordonnance du Juge de paix, est envoyé à la maison de détention administrative de Frambois en vue de son expulsion du territoire. 

La Ligue Suisse des Droits de l'Homme, de concert avec la Coordination asile Vaud, en appelle, en revanche, au respect de la vie familiale selon l'art. 8 de la CEDH. Il en va d’un strict respect par la Suisse de ses obligations constitutionnelles et internationales en matière de droit au respect de la vie familiale, dont découle le droit des membres d’une famille de ne pas être séparés et de fonder une famille.

La ligue suisse des droits de l'homme et la Coordination Asile-Migration Vaud adressent à Eveline Widmer-Schlumpf, Conseillère fédérale, et à Philippe Leuba, Conseiller d'Etat, la lettre suivante, pour demander de stopper cette expulsion.


Vous aussi, protestez contre ce renvoi, en écrivant à Eveline Widmer-Schlumpf et Philippe Leuba, en votre nom ou celui de votre association. Vous trouverez ici un modèle de lettre. Faites-le vite, par fax ou par courrier électronique.  FAX secrétariat général du DFJP: +41 31 322 78 32 et  FAX Leuba: Fax : +41(0)21 316 41 67 ou philippe.leuba@vd.ch 


 

DEMO GEGEN DAS NOTHILEREGIME

Dienstag 9. März um 14:00 Uhr
Helvetiaplatz, Zürich


Seit 2008 sind im Kanton Zürich mehr als 1000 Asylsuchende in den Notunterkünften im sogenannten Nothilfe-Programm. Diese Unterkünfte sind ausserhalb der Städte, sichtbar sind sie für die meisten der heimischen Bevölkerung nicht.

Es ist klar und auch offen deklariert, dass alle Massnahmen dem Zweck dienen sollen, dass die Flüchtlinge, deren Gesuche abgelehnt oder gar nicht erst bearbeitet wurden (Nichteintretensentscheid NEE), die Schweiz "freiwillig" verlassen. Diese grobschlächtige und brutale bürokratische Verfahrensweise hat erwiesenermassen nicht funktioniert. Die Situationen in den Herkunftsländern sind immer noch dieselben, auch wenn die Dikatatoren neue Gesichter haben. Die Menschenrechte werden immer noch missachtet, Menschen willkürlich verfolgt, eingesperrt und ermordet.

Wir glauben, dass das Nothilfe-Regime nicht nur versagt hat, sondern selber die Menschen quält und depressive, aggressive und kranke isolierte Individuen produziert.

Darum stehen wir zusammen und fordern die damit beauftragten Beamten auf, für eine Lösung einzustehen: Sollen die Notunterkünfte neben den Flüchtlingen auch das Flüchtlingsproblem bloss unter Verschluss halten? Was, wenn sie nur einer Foltermaschine dienen?

mercredi 24 février 2010

Action contre les renvois

Piquet de protestation devant le SPOPJeudi 25 février 13h
(avenue de Beaulieu 19, Lausanne)
Le collectif Droit de rester se mobilise contre la nouvelle vague de renvois imminents. Des vols spéciaux sont prévus pour l’Afrique (RDC, Sierra Léone, Cameroun) à la fin du mois de février et au début mars.
Nous nous opposons à nouveau à ce que des personnes venues chercher un refuge en Suisse et pour certaines qui vivent ici depuis plusieurs années, qui ont parfois fondé une famille ici, soient expulsées vers un pays où elles n’ont plus de liens et où leur vie peut être en danger.
Nous craignons pour nos amis Emani, Pitchou, Christian, Barry et Diallo enfermés à la prison de Frambois depuis plusieurs mois, et maintenant Teka détenu à la prison régionale de Berne.
Nous exigeons du Canton qu’il applique l’art. 3 (alinéa 1, chiffre 4) de la Loi vaudoise sur les étrangers (LvLEtr), qui impose que les autorités vérifient si le renvoi est possible, licite ou raisonnablement exigible, pour toutes les personnes menacées par ces vols.
Un renvoi est un renvoi de trop ! Droit de rester pour toutes et tous !
collectif@stoprenvoi.ch

mercredi 17 février 2010

6 mois de détention à Frambois... 6 mois d'angoisse et de désespoir

Fuyant leur pays, ils espéraient trouver refuge en Suisse, ils n’ont trouvé qu’incompréhension,  mépris, refus et maintenant la prison en vue d’un triste retour à la case départ.

Après des années passées en Suisse, ils croupissent dans la salle d’attente d’un avion de la honte qui devraient les ramener dans la misère, la guerre, les violences qu’ils pensaient avoir derrière eux. 

Depuis 6 mois, on les menace d’un renvoi de force imminent : on les déplace enchaînés d’un juge à l’autre et après chaque audition ils ont le sentiment qu’ils ne sont pas entendus, que leurs défenseurs/seuses ne sont pas entendus-es, que le jugement est acquis d’avance. Et ils retournent en prison, sans que le devoir de diligence dans le suivi du dossier de la part du Spop ne soit jamais rempli. 

Jusqu’à quand cette farce de justice va-elle continuer ? Les autorités vaudoises, responsables de leur renvoi, ont-elles négligé de vérifier si le renvoi est possible, licite ou raisonnablement exigible, obligation qui leur ai faite par le vote du Grand Conseil en décembre 2007 selon l’art. 3, alinéa 1, chiffre 4 de la LvLetr ? On peut le craindre, vu qu’elles maintiennent leur obstination à vouloir expulser

-         un père de famille qui laisse un fils de 5 mois et une compagne avec permis F en Suisse

-         deux ex-enfants-soldat, arrivés traumatisés et jeunes  en Suisse

-         un jeune qui a apporté les preuves des menaces qui pèsent sur lui au Cameroun

-         un jeune étudiant qui va se retrouver dans un pays encore en guerre, la RDC

 Nous exigeons la libération immédiate de nos amis

Pitchou, Barry, Hasane, Emani et Christian.

tract distribué au Grand conseil vaudois le mardi 16 février 2010.